La comparaison

- Lorsque autrui devient ta référence et non une simple exemple : la comparaison laisse place à la frustration. - 

C'est humain de se comparer car l'autre est notre miroir mais lorsque ce miroir devient notre référence, la comparaison devient problématique. Ce moment où tu te dis :

"Il faut que j'ai le même fessier que cette fille."

"Mon goal serait d'avoir son ventre."

"Pourquoi je n'ai pas ses jambes? Pourtant je fais les même exercices."

 

Là, la comparaison devient frustration car tu veux avoir ce que l'autre a pourtant cet objectif que tu vises n'est peut être pas en accord avec ta morphologie ou ton métabolisme. Ton objectif doit être en accord avec ton corps, regarde-toi dans un miroir sans aucun exemple à côté et demande-toi ce que tu veux réellement : un ventre aussi plat que cette influenceuse ou que ton ventre soit plus plat?

des fesses aussi bombées que cette star ou que tes fesses soient plus bombées?

des seins aussi droits que cette fille à la salle ou que tes seins se redressent?

La nuance? Pour toi ou comme autrui?

Pour toi : c'est viser un objectif atteignable en accord avec à ta morphologie.

Comme autrui : c'est viser un objectif idyllique en accord avec la morphologie d'une autre.

 

En visant un objectif hors de ton corps, qui doit ressembler au corps d'une autre, tu ne verras pas le résultat de tes efforts car ton jugement sera obscurci par cet idéal non atteint et qui ne sera peut-être jamais atteint car tu n'es pas cette personne, tu as ta propre singularité, ton propre métabolisme.

C'est pour cette raison que certaines personnes qui font de la chirurgie et qui veulent exactement le même rendu que l'exemple prit ne sont pas satisfaites et décident de se changer encore et encore jusqu'à aller dans l'extrême parfois. Elles veulent avoir la même bouche que cette personne sauf qu'elles n'ont pas le visage de cette personne et ne sont pas cette personne donc le rendu ne sera jamais identique et là, la frustration s'installe doucement.

 

C'est pareil pour le poids, durant longtemps je voulais atteindre le même poids que les femmes de mon âges parce que c'était LE poids idéal selon mon âge, selon les médecins, les nutritionniste sauf que je n'ai pas la morphologie des femmes de mon âge. Je suis très grande (1m78), j'ai une forte poitrine, j'ai des fesses, j'ai des gros os et je ne suis pas européenne donc je ne peux pas viser le poids d'une femme européenne, de 1m60, ayant une petite poitrine, possédant peu ou pas de fesses.

Je ne réalisais pas que je courrais derrière une utopie, je continuais à essayer de maigrir pour atteindre cet idéal des 70kg, bien évidemment je n'y arrivais pas et cela créait en moi des complexes et beaucoup de frustrations alors que je me mettais en danger.

 

 

Le but c'est de s'aimer et de s'accepter pas de ressembler à une autre personne d'où l'importance aussi de connaitre ses objectifs.

Il faut que nous :

  • Arrêtions de vouloir ressembler à un idéal sociétal, commercial.
  • Soyons notre propre objectif.
  • Soyons à l'écoute de notre corps et tolérant avec notre corps.

Vise un objectif en accord avec ton corps.


Déculpabiliser

"Non mais c'est de sa faute si elle est comme ça" : c'est vrai que se sentir mal dans sa peau c'est le goal d'une vie !

"Bah fais du sport" : ah mais oui excuse-moi le coach suis-je bête, comment ai-je pu oublié !

"C'est sur que si tu manges comme ça aussi..." : se goinfrer par frustration puis culpabiliser, vomir etc wahou un plaisir.

"Tu devrais aller doucement avec..." : peut-être que je devrais tout supprimer et ne manger que de l'air?

"Tu t'es laissée aller depuis..." : au lieu de voir les conséquences tu devrais peut-être plus t'attarder sur le pourquoi?

"Tu as un jolie visage c'est dommage" : c'est quoi le but? l'utilité? Tu paraissais intelligent/e c'est dommage.

"C'est à cause de ton poids" : c'est vrai que tous les maux sont dû au poids, ah oui même le manque d'intelligence.

"Tu serais mieux avec une dizaine de kilos en moins" : le visionnaire, wahou ! Tu serais mieux avec un cerveau.

"T'étais mieux avant" : et donc? que faire? remonter le temps? T'étais mieux avant d'ouvrir la bouche.

 

Non ce n'est pas de ta faute : personne ne choisit d'être mal dans sa peau.

 

Je sais que tu te bats chaque jours avec ton poids, ton corps, le regard, les rires et les jugements des autres (réels ou fruit de ton imagination), avec ta vision de ton corps, avec tes troubles alimentaires.

Eux ne le savent pas ou font semblant de ne pas le voir mais sache qu'ils ne seraient pas capable de supporter même 10% de ce que tu portes sur ta conscience, de ce que tu intériorises, tu es si forte.

 

Ne les laisse pas te responsabiliser de ton combat.

Ne les autorise pas à être une charge de plus.

 

Ne t'en veux pas pour un "écart", une frite de trop tu as le droit de te faire plaisir.

Ton plaisir ne doit juste pas être excessive sinon tu as le droit de te faire plaisir et ne t'en prive pas.

 

Continue à te battre et à t'accrocher, la réussite est au bout du chemin.


Jugements

Il y a deux styles de jugement.

  • Celui que tu reçois frontalement ou de manière hypocrite

Ces personnes qui se moquent de toi, qui pointent du doigts ton mal-être, qui te responsabilisent de ton état sans en connaitre la profondeur ou parfois en sachant ta douleur. Que ça soit ta famille, tes proches, la société .. Tous y participent consciemment ou inconsciemment, à cause d'une normalisation et banalisation de la honte d'être gros. 

Malheureusement on ne peut pas les éviter donc tu ne vas gérer que ce que tu peux changer.

Tes solutions seront :

- de bien t'entourer : des personnes qui pourront te rappeler ta valeur malgré les critique que pourrais recevoir, te faire oublier, te défendre s'il le faut mais surtout des personnes qui pourront et/ou chercheront à te comprendre.

- les ignorer : mais réellement c'est à dire pas juste ne pas réagir il faut aussi ne pas être atteinte.

- soit les "affronter" : en ayant du répondant, en tournant leurs remarque en humour etc.

- ne gérer que l'impact des mots sur toi et ne pas chercher à comprendre le but de la méchanceté des propos, l'utilité etc parfois les gens sont "juste" méchant. Comprendre pour ça te blesse est plus important que comprendre pourquoi ils le font.

  • Celui qui est le reflet de ton propre jugement

Je pense que c'est le plus dur à endosser, parce que lorsque tu es bien entourée tu peux oublier les jugements mais quand tu es ton propre bourreau .. même les remarques gentils, bienveillantes te paraissent être des critiques, même les regards d'admiration te semblent hypocrites..

 

Le bien te semble mal car le mal est en toi et altère ton jugement des faits.

 

Solution :

- Comprendre d'où vient le mal : tant que tu n'auras pas compris l'origine tu ne pourras pas te détacher de ce jugement.

- Travailler et guérir cette douleur profonde (l'origine) : ce travail peut être long et dure soyez bien entourée et pourquoi pas accompagnée cela pourrait ouvrir des plaies.

- L'amour de soi : tu dois apprendre à t'aimer, te réappropriai ta valeur et te valoriser.

- Prendre des photos de soi : quand tu te regardes dans le miroir tu as une image déformée de toi, tu ne te vois pas de manière objectif car ton esprit est embrumé par ton jugement, ton idéal, les jugements des autres, la société et j'en passe. La photo elle ne ment pas ce que tu prends c'est ce qu'elle te montre.

- Sois bienveillante envers toi : vraiment ne sois pas dure avec toi-même, sois patiente et indulgente avec autant que tu l'es avec les autres. Tu vivras longtemps avec toi-même donc autant bien cohabiter non?

 

Sache que quand tu auras perdu du poids tu risques de recevoir des "Ah ça te va bien"

"Tes mieux comme ça" ou "T'étais mieux avant" "T'étais plus vivante" les gens auront toujours quelque chose à dire n'oublie jamais que tu l'as fait pour toi si tu sens mieux ainsi c'est tout ce qui doit compter.

 

N'hésite jamais à consulter un spécialiste si jamais tu sens que tu as vraiment besoin de parler.

Il y a des psychologue gratuit, sur internet tu trouveras des adresses

CMPP : Centre Médico-Psycho-Pédagogique 

ou tu peux en parler à ton médecin, tes ami/es.. des personnes de confiance.

 

En parler, c'est le plus important : extérioriser la douleur.


Commentaires: 1
  • #1

    Laura (jeudi, 02 juillet 2020 04:00)

    Tes trois points sont ma réalité... ma douleur .. je ne suis donc pas folle je vais essayer de mettre en œuvre tes conseils
    Ça fait plaisir d’être comprise .. merci